Le système doit évacuer l’humidité à la montée, couper vent et précipitations, puis ajouter rapidement une isolation forte lorsque le rythme baisse. Une seule veste très chaude ne corrige ni une base humide ni une membrane trop serrée. Essayez l’ensemble complet avant le départ.
Commencer par une base sèche
Une couche de base adaptée évacue l’humidité et reste près du corps sans bloquer les mouvements. Emportez une solution sèche pour le sommet ou le camp lorsque le programme le permet.
Le coton retient l’humidité et sèche lentement; il n’est pas un substitut à une couche technique.
Le coton et tout tissu qui reste humide longtemps sont de mauvais choix pour une journée froide en altitude. Si le programme comprend des nuits en refuge, emportez un jeu sec réservé au sommeil et au change.
Ajouter une isolation respirante
Une polaire ou couche intermédiaire apporte de la chaleur en mouvement. Elle doit tenir sous la membrane sans comprimer les épaules ni remonter sous le baudrier.
Réglez tôt: ouvrir, fermer ou retirer une couche avant d’être trempé est plus efficace que tenter de sécher ensuite.
Une polaire plus épaisse ne corrige pas une mauvaise ventilation. Ouvrez les aérations ou retirez une couche avant que le système ne soit trempé de transpiration, car le séchage en altitude est lent.
Utiliser la membrane comme protection
Veste et pantalon membrane protègent du vent et des précipitations; testez capuche, col, zips, guêtres et mobilité avec le sac et le baudrier.
Une membrane ne remplace pas l’isolation et peut accumuler de l’humidité si toutes les ouvertures restent fermées pendant l’effort.
Vérifiez la capuche avec le casque, la longueur des manches bras levés, l’accès aux poches sous la ceinture du sac et le passage du pantalon par-dessus les chaussures. Une membrane trop ajustée comprime l’isolation.
Réserver le duvet aux phases froides
Une doudoune épaisse doit pouvoir se mettre rapidement par-dessus les couches utiles, y compris avec gants. Vérifiez que capuche et fermeture ne gênent ni casque ni baudrier.
Gardez-la protégée de l’humidité et sortez-la avant de vous refroidir lors d’une attente, d’un incident ou d’un départ nocturne.
Ne comptez pas sur un mouvement continu. Une panne de matériel, un retard de groupe, une mauvaise visibilité ou une blessure rendent inadaptée une tenue suffisante à la montée.
Construire aussi le système des jambes
Associez base, pantalon respirant et protection extérieure selon saison et effort. Testez lever de genou, pas hauts, crampons et fermeture latérale.
Un bas trop serré limite les mouvements et la circulation; un tissu ample près des pointes peut être accroché par les crampons.
Les sur-pantalons en duvet 3/4 ajoutent de l’isolation aux jambes lorsque la liste de l’itinéraire les demande. Ils ne remplacent ni la couche de base ni la protection contre le vent.
Prévoir tête, mains et yeux
Bonnet ou cagoule, gants fins, isolation chaude et protection du vent doivent fonctionner avec casque, masque et lunettes. Chaque pièce doit rester accessible.
Le choix final dépend de la saison, du vent, des prévisions et de la durée. Le guide peut exiger davantage que ce résumé.
Testez les fermetures, les aérations et les réglages une fois habillé, avec les gants prévus. Un réglage que vous ne pouvez pas manœuvrer ganté ne sera pas utilisé sur l’arête.